
MAI, LE MOIS DES LUTTES
Le 1er mai, l’AVIVO, comme chaque année, sera présente dans le cortège du 1er Mai.
L’AVIVO n’est plus une association liée au Parti du Travail… Elle est devenue indépendante des partis et tient à son autonomie. Sa volonté de défendre les droits des seniors reste intacte. C’est pour cette raison que l’AVIVO prend position contre l’initiative dite « Pas de Suisse à 10 millions » et la « Modification du 26 septembre 2025 de la loi fédérale sur le service civil ».
Ces prises de position sont dictées par le fait que l’acceptation de ces objets aurait des conséquences néfastes pour les seniors. En page 3 de ce numéro, le conseiller national Christian Dandrès présente clairement les enjeux de ces votations.
Nous avons soutenu la pétition de la FARES qui vise à lutter contre l’âgisme « pour la dignité et le droit à l’autodétermination des personnes âgées » – c’est encore possible de la signer en ligne (www.vasos/fr.ch). L’AVIVO est-elle donc si dangereuse lorsqu’elle fait connaître ses analyses, ses avis ou son opposition ? De la même façon que l’AVIVO s’oppose aux discriminations envers les femmes, elle lutte contre celles qui touchent les séniors. Quelques exemples passés : l’augmentation de l’âge de la retraite pour les femmes, la 13e rente.
Il est donc surprenant d’entendre le reproche ou le regret de la part de citoyens ou même parfois de membres que l’AVIVO serait trop politique ! Comment penser que les intérêts légitimes des seniors seraient spontanément défendus et que les seniors n’auraient pas à s’organiser pour défendre leurs droits ? C’est tout simplement méconnaître le fonctionnement démocratique, soit la confrontation des idées. Combien d’associations, à Genève par exemple, défendent les droits des seniors ?
Enfin, il est de bon ton dans certains cercles politiques de tenter de limiter l’influence d’une association qui prend des positions politiques et qui défend des valeurs telles que la non-discrimination ainsi que les droits fondamentaux dans l’espace public. Une telle association n’aurait pas à être subventionnée.
Jusqu’à preuve du contraire, l’argent public provient des impôts de l’ensemble des citoyens et n’a pas pour fonction l’assujettissement ou la contrainte au silence. Dans l’espace public, vouloir bâillonner une association, c’est offenser la démocratie, maltraiter la société et porter atteinte aux libertés.
Le mois de mai est bien celui des luttes. Retrouvons-nous le 1er mai !
Ulrich Jotterand
