
TENIR BON : L’AVIVO SE DOTE D’UNE GOUVERNANCE À LA HAUTEUR DE SA MISSION
Depuis l’automne, la Commission gouvernance travaille sur un principe simple : ne plus dépendre des personnes, mais s’appuyer sur des règles. Pas des règles pour «faire joli» ou pour cocher une case, mais des garde-fous concrets : qui décide quoi, sur quels montants, avec quelles signatures, et surtout avec quelle information préalable. Autrement dit : on sort des zones grises.
Il y a des moments où une association doit éviter des dérives opposées, également dangereuses : l’improvisation «héroïque» ou la bureaucratie «asphyxiante». Après une année 2025 rude, l’Assemblée générale extraordinaire de novembre 2025 a conforté le Comité à prendre une troisième voie : le pilotage responsable.
La Commission gouvernance propose de clarifier les priorités : qu’est-ce qui est au cœur de l’AVIVO, qu’est-ce qui doit être consolidé, et qu’est-ce qui doit être réinterrogé ? Ensuite, outiller le pilotage financier, avec un contrôle interne proportionné et robuste : tableau de bord, plan de trésorerie, délégation d’autorité, double signature, règles d’engagement hors budget. Enfin, stabiliser l’organisation : une articulation plus lisible entre Comité, Bureau, Secrétariat général, Trésorerie, commissions et personnel. La Commission a remis ses propositions au Comité. Ce dernier tranchera le 9 février afin de pouvoir rédiger un règlement interne. C’est moins «romantique» que le bricolage, mais infiniment plus protecteur pour l’association, ses membres, ses salarié·e·s et ses responsables. Nous voulons aussi assumer une évidence : sécuriser le fonctionnement n’est pas trahir l’ADN militant. Sécuriser, c’est sauver la capacité d’agir. Sans ces règles de fonctionnement, ce sont l’action sociale et la défense des retraités qui en font les frais.
Notre association a une histoire, une légitimité, une utilité sociale qui ne se discute pas. La question n’est pas de savoir s’il faut changer, mais comment : sans agitation, sans déni, et surtout sans faux-semblants. Notre cap est clair et ne changera pas : dignité, autonomie, droits des seniors. Le reste – y compris la gouvernance – n’a qu’une valeur : servir, sécuriser, améliorer l’action de l’AVIVO.
Ulrich Jotterand
